BARBARE ET SAUVAGES Un court métrage de Daniel Schweizer
Durée : 5’23’’ en HD
En coproduction avec la Radio Télévision Suisse 

“…Quand je vois des multitudes de sauvages tout nus mépriser les voluptés européennes et braver la faim, le feu, le fer et la mort pour ne conserver que leur indépendance, je sens que ce n’est pas à des esclaves [ ici, pour Rousseau, “l’homme civilisé” ] qu’il appartient de raisonner de liberté.”

Jean-Jacques Rousseau, “Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes” (1755)

 

Un jeune homme s’enfonce dans la jungle à la recherche d’une tribu indienne dont il possède d’anciennes photographies. A son arrivée, il doit se dépouiller de ses affaires, se mettre à nu, accepter de se faire peindre le corps. En échange, il offre ce qu’il peut: une photo polaroïd qui les représente. Comment passer au-delà de la seule image de l’autre?
Est-ce seulement possible?

Selon Lévi-Strauss, “Rousseau ne s’est pas borné à prévoir l’ethnologie, il l’a fondée.” Mais comment satisfaire cette curiosité de l’Autre, comment saisir l’Autre dans toute sa complexité sans se penser soi? C’est à la recherche de ce paradoxe que Daniel Schweizer s’est rendu en Amazonie, chez les indiens Yanomami.

Daniel Schweizer, réalisateur suisse, signe en 1993 son premier film documentaire, Vivre avec, puis s’attaque au sujet délicat des skinheads avec une trilogie très remarquée. Depuis 2005, il enseigne la vidéo à la HEAD et continue son travail de cinéaste indépendant.Son dernier long métrage documentaire Dirty Paradise sur des Indiens d’Amazonie menacés, a reçu le Grand Prix 2010 du FIFDH.

Actuellement, Daniel Schweizer prépare  la suite de sa trilogie amazonienne entre la Guyane et le Brésil.